Odradek

Odradeks, 2013-ongoing, 17 dessins au stylo noir sur papier.
Lorsqu’elle parle des séries de graphies sans attache sémantique (Sans Titre) réalisées dans des carnets durant ses temps de déplacement en train ou en avion, Edith Dekyndt évoque la spontanéité de l’haïku ou encore l’Odradek, cette figure mobile et qui se dérobe à toute définition inventée par Kafka. Interprétations qui semblent cependant nous dire que l’enjeu de la corporéité réside moins dans le corps en lui-même que dans le mouvement d’une incarnation indistinctement physique et imaginaire. Tendus entre cet élan et l’obscure obsession, ces linéaments équivoques imposent au fil des pages, cette même résistance au temps, à l’espace et au sens, quand, contre toute attente, « quelque chose a lieu ». Ils donnent une consistance aux mouvements insensés d’un monde que nous comprenons et qui nous comprend, de même que toute chose, résilients à la disparition comme à la fondation. (Florence Meyssonnier 2014).